lundi 16 mars 2015

Mes chers samedis



Mes Chers Samedis brosse le portrait de personnages issus des classes populaires brésiliennes, à travers quatre nouvelles étalées entre le début des années 1950 et la toute fin des années 1970. Au fil des histoires, il met en scène un amateur de football superstitieux habitant un bidonville de Rio et qui établit un rite pour faire gagner systématiquement son équipe favorite; un manutentionnaire travaillant dans un marché de fruits, mais déséquilibré mental et menacé de licenciement; un pêcheur du Nordeste s’improvisant professeur d’histoire pour les beaux yeux d’une jeune femme et enfin un employé de cirque dans la région de São Paulo qui se retrouve dans une très mauvaise posture suite à ses fanfaronnades…



Publié en 2009 au Brésil, Mes chers samedis s’inspire «de la Commedia dell’arte et des tragicomédies italiennes des années 1960», selon son éditeur. De fait, et au contraire de son compatriote Rafael Coutinho (qui décrit souvent les classes aisées de la société brésilienne), Quintanilha s’attache à décrire le quotidien de «petites gens».
«L’origine sociale des sentiments m’importe peu», confirme-t-il, «mais il est vrai que je suis plus sensible à la vie de gens issus des classes moyenne et pauvre du Brésil. C’est probablement dû au fait que c’est mon propre “terreau”, dans la mesure où je suis né et ai grandi à Niteróiune ancienne zone industrielle proche de Rio.
                                                                                                                                                      source : caetla.fr
salon du livre : Brésil à l'honneur


samedi 14 février 2015

Architecture en plein écran


L'amour est un crime parfait un film d' Arnaud & Jean Marie Larrieu France 2013, 110 mm, d’après l’oeuvre de Philippe Djian,  avec Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn.

“Nous voulions travailler sur deux rapports forts pour ce film : le blanc/la neige et l’intérieur/l’extérieur. Qu’un bâtiment s’y reflète autant était inespéré. Ce qui a compté, c’est sa photogénie. On n’arrêtait pas de faire des photos, on imaginait des déplacements… Et surtout, ce bâtiment ouvrait une porte sur quelque chose de très excitant : L’amour est un crime parfait est un film sur le mensonge et le centrer sur un bâtiment transparent était idéal !” J.M. & A. Larrieu

Véritable métaphore de la psychologie du personnage principal, le Rolex Learning Center à Lausanne offre aux frères Larrieu un dispositif spatial qui tombe à pic. Le bâtiment conçu par les architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa y est magnifié par l’œil des cinéastes, révélant ainsi une architecture d’une richesse inouïe. Le jeu de la relation du dedans au dehors, la fluidité du déplacement, le panorama du paysage naturel pénétrant l’ambiance interne, le déséquilibre permanent du corps dans l’espace, la délicatesse de la relation au sol, la capture de la lumière, l’atmosphère intimiste malgré une totale transparence, font du Rolex un outil cinématographique par excellence. P.A.

vendredi 13 février 2015

jeudi 8 janvier 2015

Effroi sur la ville

                                      A nos dessinateurs courageux et éclairés… et tous ceux qui ont été tués ce 7   janvier 2015 à Charlie Hebdo


                                                     

lundi 15 décembre 2014

Retour sur Béziers

"Les gens ne vont pas voter pour des types pareils ! Béziers, c'est quand même la ville natale de Jean Moulin, non ?"
c'est sur cette interrogation de Frédéric adressée à sa mère Houria que le récit s'achemine vers sa fin…l'actualité lui a depuis apporté une réponse sans appel…


Alors que tous les regards ont abandonné la ville, à part ceux des médias, attirés par les coups de sang politiques de son nouveau maire, l'auteur pose un regard sensible et lucide sur la cité déchue à travers l'histoire d'Houria, cette jeune retraité, exilée de la capitale en raison de la faiblesse de ses revenus. Ses longues déambulations dans les rues délabrées de la ville vont peu à peu substituer aux souvenirs d'une enfance modeste mais heureuse l'image d'une ville en déshérence devenue la proie des discours démagogiques qui ont érigé le passé en mythe. 

Retour à Béziers, c'est aussi un livre interactif qui croise trois regards, fictionnel, photographique et documentaire…
le livre interactif
une autre voix à béziers

mardi 9 décembre 2014

Modiano : écrire " la ville sans regards"

"la ville sans regards" c'est ainsi que les Allemands surnommaient Paris durant l'occupation




Discours devant l'académie Nobel