Insecte végétal
mercredi 26 août 2009
mercredi 10 juin 2009
Le slam de Capendéguy

27 Janvier 2008, je me souviens des tours Capendéguy,
C’était avant les cris, la poussière et le bruit.
Dans les ruines, je revois mon enfance. 27 Janvier : jour de souffrance.
On a tous de la peine qu’elles soient tombées.
27 Janvier 2008 Capendéguy, c’était les tours de la Devèze.
A partir de 2005, plus d’habitants dans ce quartier.
Il y avait vingt étages, c’était sale, on se sentait un peu oubliés.
Il y avait plein de rats et de toiles d’araignées.
27 Janvier 2008 Capendéguy, c’était notre tour Eiffel,
Notre statue de la Liberté, nos Champs-Elysées.
Je ne suis pas en train de te dire que c’était un paradis
Mais ça représente beaucoup dans notre vie.
27 Janvier 2008 Capendéguy : les ascenseurs étaient toujours en panne,
Les interphones marchaient jamais, les lumières étaient toujours brisées.
Si tu viens me voir, ne prends pas l’ascenseur mais les escaliers,
J’habite au vingtième étage alors, bon courage.
27 Janvier 2008 Capendéguy : nos vieux l’ont vue se construire et se détruire.
Quand les tours ont explosé, leur coeur s’est dynamité.
Des personnes ont passé la moitié de leur vie ici :
Naissance, adolescence, attention à la délinquance,
Et puis c’est l’âge adulte : responsabilités.
27 Janvier 2008 Capendéguy : notre dernier souvenir était des gens qui pleuraient.
Il y avait des gens qui l’ont vue s’effondrer depuis la pharmacie Paradise et même depuis la mosquée.
On avait regroupé des habitants au pied des tours,
Et puis, tout a explosé, il ya eu un bond de fumée.
27 Janvier 2008 Capendéguy : il y avait des personnes
Qui ont gardé la vidéo dans leur téléphone et dans leur coeur.
Il y avait des gens qui filmaient la vieille dame en train d’être achevée.
Le terrain , on l’ a regretté, dommage qu’il se soit envolé.
mercredi 3 juin 2009
Tag à New York
jeudi 28 mai 2009
Gratte-ciel
vendredi 23 janvier 2009
Marché
lundi 17 novembre 2008
la poésie est dans la rue
Slam : la poésie est dans la rue, fantaisie urbaine, tu sèmes les po-èmes les mots. Les lèvres plantées dans le micro, ici pas de sono, si pas de sono, je pousse ma voix, a capella. J'imprime une rythmique et pique, public, pas besoin de musique. Attention ce soir session slam, succession d'improvisations, des charges verbales à grande profusion. Sortez vos canons, ce soir on monte le ton. J'ai beaucoup d'imagination, et même quelques revendications.

